Visages Villages, un docu qui a un charme fou!!

Visages Villages, un docu qui a un charme fou!!

 

J’ai vu ce film en avant- première et c’était un régal !!!

Il a été nominé meilleure documentaire au dernier festival  de Cannes c’est pour cela ma curiosité a été aiguisée.

« Visages villages » c’est avant tout un documentaire réalisé par deux réalisateurs

Ils ont 54 ans d’écart et 35 cms d’écart

Lui Jr (il se prénommerait en fait Jérémie), 34 ans spécialisé dans l’affichage de portraits géants de visages inconnus notamment au Panthéon  et au Brésil. Elle, Agnès Varda, on ne la présente plus (mais quand même !), réalisatrice du premier film de la Nouvelle vague « La pointe courte » en 1954, « Cléo de 5 à 7 », mais aussi de documentaires « les glaneurs et les glaneuses », «  Les plages d’Agnès » , récemment . Photographe aussi à ses heures notamment durant la période hippie, dans les années 60 aux Etats Unis et enfin femme du grand réalisateur, Jacques Demy, partit trop tôt ( « Les demoiselles de Rochefort » et « Les parapluies de Cherbourg »,notamment

Revenons à nos réalisateurs, leur rencontre a été déterminante et riche artistiquement à coup sur !

Ils ont décidé d’aller sillonner les villages de France  avec leur camion doté d’un photomaton géant et d’aller à la rencontre de leurs habitants Aussi, ils ont  eu l’originalité de faire de ces anonymes des photos géantes et d’ en afficher leurs portraits sur les murs des habitations afin précisément de les rendre célèbres à leur façon et l’idée était aussi de surprendre le passant.

Une façon de faire  « une galerie de portait à ciel ouverts »

Grace à cette méthode de réalisation, ce film devient un film façon road movie

Les personnages  intéresses s sont aussi variés qu’un  agriculteur, un postier, une habitante d’un village prise avec un parapluie, des femmes de dockers au Havre, une irréductible habitante refusant de quitter sa maison , une des dernières  ds le Nord

 

C’est avec  bienveillance que nos deux réalisateurs « croquent » des visages inconnus, une manière de « donner la parole » à des gens à que l’on médiatise  au final peu au quotidien

Avec humilité, tendresse  et émotion,  on entend la douce voix  narratrice  de Agnès Varda décrire les habitants en même temps que ses œuvres  et Jr ne manque pas une occasion de chahuter son ainée un peu comme pour montrer leur complicité dans leur réalisation. Ce qui fait de ce film un petit bijou et pourvu d’un charme fou !

 

 

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