Le chanteur de jazz est il un enjeu pour le parlant?

Le chanteur de jazz est il un enjeu pour le parlant?

 

Suite a mon retour sur le blog je ne pouvais être muet et c’est le cas de le dire sur le 1er film officiellement parlant de l’histoire du cinéma.

Il s’agit du chanteur de jazz de Alan Crosland avec comme vedette principale Al Jolson.

Il date de 1927 mais connaissez vous au moins ce film ?

Il est intéressant a tout point de vue a la fois sur la forme ( la prouesse du son et sur le fond , a savoir l’histoire , la narration)

En effet, la forme ,c’est le parlant ; il est parlant essentiellement sur les morceaux chantes par notre acteur avec une poursuite des paroles après le chant ;ceci est d’autant plus remarquable notamment dans la scène avec la mère du héros qui anone  , on voudrait en entendre plus mais le muet reprend le dessus avec les encarts habituels que l’on peut connaître du muet .

On voudrait que les personnages parlent davantage mais c’est déjà une prouesse technique pour l ‘époque, n’en demandons pas trop non plus ! il s’agit d’un procède vitaphone .Ceci n’annonce t il pas le début des comédies chantes comme ceux de fred astaire dans le début des années 30 et sa charmante compagne  Ginger Rogers ainsi que celles plus tard dans les années 40- 50 avec Gene kelly

D’ailleurs, la comédie musicale « chantons sous la pluie » ne parle t elle  pas du muet au parlant ? Cette comédie s’inspire même directement de notre film « le chanteur de jazz » excepte le fait que notre héros lorsqu il parle n’a pas une voix de fausset mais ce passage au parlant est nette.

Et sur le fond me direz vous ? Et bien , on connaît de nom « le chanteur de jazz » avec sa photo emblématique du blanc grimé en noir en train de chanter  mais l’histoire est particulièrement prenante .

Il s’agit de l histoire d’un chantre juif qui aimerait bien que son fils soit comme lui mais en fait il surprend son fils a chanter dans un cabaret ; ceci dit chanter du jazz , il s’agit d une traîtrise pour le père qui ne veut plus entendre parler de son fils.

Mais le destin est plus fort que tout et l on retrouve notre héros  devenir une vedette du music-hall. Il tente quand même de renouer avec ses parents et le dilemme est particulièrement fort lorsqu’il  doit être amené a remplace son père malade pour le jour du grand pardon.

Alors qu il doit répéter pour son cabaret , notre héros va t il remplacer son père a la synagogue en tant que chantre ? , lui le chanteur de jazz

Pour moi ce film est un enjeu . Mais cet enjeu  était il de faire un film totalement parlant  ou juste des morceaux chantés Le procédé  utilisé pour poser la voix a l image pouvait il aller plus loin en en faisant un film totalement parlant ou ne pouvait il pas ? voilà les questions qu on se pose bien volontiers ?

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