Hommage à un Mythe : Brigitte Bardot dite BB

Je ne pouvais pas commencer cette nouvelle année 2026 en beauté
Beauté, c’est bien le mot pour caractériser cette icône du cinéma et qui vient de disparaitre ce 28 décembre dernier à savoir Brigitte Bardot dite BB
Je précise que je n’étais pas spécialement fan mais admirateur de son parcours et choix de vie quand même !!
Je parcourrai comme par habitude sur ce blog ainsi, sa carrière cinématographique, non exhaustive aussi bien sûr, pour évoquer ses films les plus représentatifs, à travers mes connaissances et informations que j’ai pus glanées ici et là dont une, étonnamment à la radio qui évoquait ses prémices au cinéma.
Ceci me permet d’emblée d’évoquer son début de carrière
Alors prêt pour un hommage tout en couleur et en douceur sur l’une des plus belles femmes du monde !!
Les origines :
Issue d’une famille bourgeoise, elle rêve toute petite d’être danseuse, et bénéficiera d’une formation dans cette discipline, ce qui lui permettra d’ailleurs de conserver son port de tête altier par la suite.
C’est pourtant dans le magazine « Elle » qu’elle va s’illustrer où elle pose déjà en tant que mannequin à l’âge de 15 ans !!
Puis guère plus tard, elle doit se rendre à un tournage de cinéma suite à une annonce et c’est sur l’accord de son grand père qu’elle s’y rend.
Elle va y rencontrer un certain Roger Vadim, alors âgé de 22 ans qui travaille comme assistant réalisateur d’un film de Marc Allégret ; leurs regards vont se croiser de façon hypnotique !
Coup de foudre sur un plateau de cinéma !!
Vadim se rend chez ses parents par la suite et la demande en mariage quand elle a 18 ans
Ses débuts dans le cinéma :
Son nouveau mari, alors réalisateur maintenant, la fait jouer en 1956 dans le fameux « Et dieu créa la femme », film révolutionnaire pour l’époque !!
Il raconte l’histoire de Juliette, belle et sensuelle, qui fait chavirer les cœurs dans le petit port traditionnel de Saint-Tropez.
Trois hommes ainsi se disputent l’amour de cette jeune orpheline, dont notamment Jean-Louis Trintignant (avec qui elle aura une liaison dans la vie) et Curd Jürgens, Allemand d’origine plus âgé qu’elle.
Dans ce film, on sent sa soif de liberté et elle dévoile déjà son jeu naturel notamment dans une danse endiablée, juchée en plus sur une table (sacrilège pour l’époque, imaginez la scène !!) Pas mal comme début cinématographique, ne trouvez vous pas ? Début sulfureux aussi je dirai même
En 1957, elle joue dans un film très drôle que j’avais vu, quand j’étais plus jeune, où elle apparait légère et fraiche au côté d’Henri Vidal dans « Une Parisienne » où elle incarne la fille d’un président du Conseil, amoureuse du chef du cabinet de son père (Henri Vidal) qui cherche à le séduire et le rendre jaloux alors que ce dernier n’a pas les mêmes sentiments qu’elle
En 1958, elle enchaîne avec un film policier de Claude Autant-Lara «En cas de malheur », adapté de Georges Simenon où elle interprète une prostituée voleuse défendue par un certain Jean Gabin qui finit par tomber amoureux d’elle !
Puis Henri Georges Clouzot lui donne probablement son meilleur rôle en 1960 dans « La vérité », récit poignant d’un crime passionnel au coté du grand Charles Vanel.
Puis Louis Malle la choisit dans « Vie privée » en 1962 et qui fait directement écho à sa propre vie en s’y inspirant. Elle aura ainsi une liaison avec ce réalisateur.
C’est en voyant « La Vérité » que Jean-Luc Godard la choisit pour son prochain long métrage :« Le Mépris ». L’histoire d’un écrivain français Paul Javal, incarné par Michel Piccoli qui se trouve à Rome avec sa jeune et séduisante épouse Camille (Brigitte Bardot).
Celui-ci est convoqué par un producteur américain Jerry Prokosch, interprété par le grand cinéaste Allemand Fritz Lang, pour réécrire le scénario d’un film sans débouché commercial.
On connait ce film pour ses répliques un brin salace où notre BB ne cesse de poser des questions sur la beauté de son anatomie : « et mes fesses tu les aimes » en s’adressant à son compagnon qui ne se lasse pas d’y répondre « oui » avec délectation.
Elle apparait aussi auprès d’autres actrices connues comme pour « Viva Maria » en 1965 avec Jeanne Moreau qui se déroule en Amérique du Sud au début du 20eme siècle. A ce propos, la presse de l’époque parlait d’une mésentente entre les deux actrices, alors qu’il en était rien, bien au contraire !
Autre duo ce coup-ci avec Claudia Cardinale dans le film « Les pétroleuses » en 1970 à travers l’histoire d’une bande de sœurs hors la loi qui décide de s’emparer d’un ranch mais se trouve confronté à l’hostilité de Maria Sarazin (Claudia Cardinale)
Roger Vadim la retrouve dans son prochain long métrage « Don Juan 73 », qui date de …vous l’avez deviné de 1973.
BB chanteuse :
Parmi les autres arts, elle s’illustre aussi comme chanteuse notamment au coté de Serge Gainsbourg dans des tubes connus comme « Bonnie and Clyde », « Harley Davidson », ou d’autres plus légères « Nue au soleil » ou encore la très connue « La Madrague » (où il y est question de coquillages et de crustacés.. souvenez vous …!)
En conclusion :
Elle aura eu une carrière d’actrice de 1956 à 1973, longue de 20 ans quand même, jalonnée de près d’une cinquantaine de rôles !!
Une actrice que je ne trouve pas parmi les meilleurs non plus, ni dont je suis spécialement fan, mais qui a mes yeux, incarne un mythe une icône de la féminité et allant même jusqu’à représenter la France, la fameuse Marianne sur les timbres
Son jeu, sa personnalité et sa vie privée :
Son jeu original peut s’apparenter, par certains aspects à celui de Marilyn Monroe, (qu’elle croisa d’ailleurs en 1956 durant une réception de la reine Elisabeth 2 et pour qui elle avait une grande admiration)
En effet, elle a un coté naturel, dépouillé d’artifices, incarnant par là même la femme libre qui a la particularité de ne pas laisser indifférent et de déchainer haine comme admiration voir passion…
Jeu qui peut s’apparenter à une «Ravissante idiote », titre d’ailleurs d’un de ses films où elle apparait comme « idiote » et où elle y joue une espionne qui trompe finalement bien son monde à notre plus grand plaisir !!!
On pourra noter toutefois qu’elle ne se cantonnera pas aux rôles de femmes dites « légères » puisqu’elle joua aussi des femmes meurtrières, mauvaises, voleuses et tout cela en n’hésitant pas à « sur jouer » de son coté « idiote » ce qui pour moi est signe d’intelligence !
Elle a aussi une personnalité dont la parole est en «roue libre » quitte à se débarrasser de son image.
Elle va ainsi avoir le courage de quitter le cinéma définitivement en 1973 pour une dernière apparition dans « L’Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-Chemise», film historique un brin coquin au coté du jeune Francis Huster.
Elle consacrera ensuite sa vie à sa passion.Les animaux et créera sa fondation Brigitte Bardot
Elle est aussi connue aussi pour ses positions extrêmes et de son franc parler, … un peu trop franc 😉
Elle meurt le 28 Décembre 2025 à l’âge de 91 ans